Le 19 mai prochain, le peuple suisse sera appelé à voter sur la révision de la loi sur les armes, dont le projet initial a été dicté par l'Union européenne. Il s'agit-là d'un durcissement de notre législation purement et simplement, alors qu'elle répond et agit déjà à elle seule en termes de sécurité publique.
 
Cette révision de la loi, élaborée à la suite des attaques terroristes commises en 2015 à Paris, n'aura véritablement pas les effets escomptés une fois en vigueur. Par contre, elle frappera injustement nos citoyens respectables et endommagera à long terme nos libertés ancestrales.
 
Selon diverses sources jugées crédibles, les auteurs de ces événements étaient en possession d'armes illégales. La directive européenne censée être utile en la matière prête plutôt le flanc à la critique et à l'incompréhension de certaines couches de notre population, des tireurs sportifs  et populaires, des collectionneurs et des chasseurs. En effet, pour l'humble citoyen respectueux des règles, l'application de ladite révision sera grosso modo source de complications administratives, de pratiques coûteuses et qualifiée de politique symbolique, tout simplement. Et enfin et c'est connu, tout durcissement d'une loi sur les armes, dont le contenu côtoie l'illogisme, entraîne irrémédialement  l'enrichissement du marché potentiel de développement des réseaux clandestins. Donc, lors du scrutin du 19 mai prochain, une raison de plus de glisser dans l'urne le bulletin de vote revêtu du Non.
 
Aux yeux de certains milieux de notre collectivité nationale, la directive de l'Union européenne et le renforcement de notre loi en vigueur sont des mesures aux perspectives d'avenir rassurantes, voire efficaces en tout point en matière de sécurité publique. Voyons, croire à de telles affirmations, c'est prétendre vider le lac Léman de son eau avec une cuiller à café.
A bon entendeur !
 
                                                                          Jules-Emile Rey